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beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte et un enchantement.n 'hésitez pas à
Par angelilie, le 29.04.2017
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Par angelilie, le 07.04.2017
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Par angelilie, le 07.04.2017
c'est effectivement quelqu'un de timide (je le pense en tous cas), pour l'avoir rencontré lors d'un salon du l
Par mavieen-mots, le 23.04.2014
je n'ai pas compris "qrand chose" à ce roman : je me suis souvent perdue dans les noms des personnages et des
Par Anonyme, le 19.12.2013
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Date de création : 03.06.2009
Dernière mise à jour :
08.05.2014
480 articles
Les livres grecs sont rares en France. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas beaucoup de public interessé (alors qu’il y a beaucoup de touristes français qui visitent Grèce). Parce que les traductions coûtent cher, il faut bien le dire. Parce qu’enfin et surtout, l’Etat grec et à sa suite les politiques grecs qui mettent volontiers la main sur leur cœur lorsqu’on parle des frises du Parthénon qu’emporta à Londres, Elgin en 1802-1804, se « foutent » royalement de leur culture moderne et a fiortori de leur littérature.
Et pourtant, je vous le garantis la littérature grecque est souvent excellente et mérite d’être reconnue. Mais depuis Z de mon cher ami, Vassilis Vassilikos, elle est relativement atone en France. Pourtant, c’est une femme française, Catherine Velissaris, qui est à la tête du Centre National du Livre grec. Allez comprendre !
Bon, on s’en souvient, nous avions quitté le commissaire Charitos et son Che en 2006. Et depuis plus de nouvelles de Grèce.
Actionnaire principal marque le retour pour notre plus grand bonheur de Charitos, sa femme Adriani, sa fille Katérina et l’ami de cette dernière, Phanis.
Tout commence à Thessalonique où Katérina passe l’oral de son doctorat en droit. Charitos, Adriani et Phanis assistent au couronnement des 8 ans d’études de Katérina.
Puis pour fêter cette réussite, Phanis et Katérina embarquent pour la Crète, à bord du El Greco. Manque de chance, le bateau approchant des côtes crétoises, est détourné par des pirates et les passagers, pris en otages.
Charitos, malgré les ordres de son chef Guikas, déboule à La Canée (Crète) avec sa femme, afin d’aider les policiers. Mais les autorités ne savent que faire, elles ignorent la nature des revendications des terroristes et surtout leur identité. Les américains s’en mêlent, suivis des russes.
Charitos est peu après renvoyé à Athènes. En effet, une jeune star de la publicité, Stélios Yphandidis vient d’être assassiné. La mort dans l’âme, il laisse en Crète sa femme et bien sûr, sa fille et Phanis toujours retenus sur le El Greco.
L’enquête du meurtre l’oriente bien vite vers le milieu homosexuel, car un deuxième meurtre survient, encore un meurtre d’une star homosexuelle de la publicité. Pourtant Charitos est persuadé que ces meurtres qui s’enchaînent, cachent une autre raison, bien plus terrifiante…
Petros Markaris signe là un très bon roman policier. L’intrigue n’est pas alambiquée et les deux affaires, la prise d’otages et les meurtres, s’entremêlent très efficacement.
Avec Actionnaire principal, Markaris fait découvrir à son lecteur, l’histoire si riche de la Grèce moderne. Le décor est la Seconde Guerre mondiale, la guerre civile qui en découla et la junte des colonels (1967-1974). Tout ceci avec des rappels de la dictature de Metaxas. C’est vraiment passionnant !
Petros Markaris profite de ses romans policiers pour raconter sa Grèce moderne avec ses défauts, sa société figée, son sexisme, son machisme et l’omniprésence des femmes à la maison.
La réalité de la société grecque apparaît dans toute sa splendeur et bien sûr, sa tragédie.
Puis, Markaris en profite pour sillonner la Grèce, de Thessalonique à Volos. Mais surtout il décrit très bien Athènes du Pirée à l’aéroport, de Kifissia à Omonia, etc… Avec précision et émotion, il relate chaque parcours de Charitos à travers la capitale grecque et c’est un vrai bonheur de découvrir ces quartiers, ces rues. Et comme tout bon Athénien qui se respecte, il se plaint par l’entremise de Charitos, des embouteillages de la ville et de sa pollution étouffante.
Deux petits bémols pourtant qui concernent la traduction : la narration au présent n’est pas la meilleure solution et surtout, la traductrice, cette chère Caroline Nicolas, n’a pas tout précisément relu car des noms de quartiers, de rues et de places athéniens ont plusieurs orthographes et ce, dans la même page. Mais bon, je suis peut-être un tantinet pointilleux.
Néanmoins, Actionnaire principal est un très bon roman policier que je vous encourage à lire. Cela vous fera découvrir (ou redécouvrir) la Grèce et Athènes. Apprendre en se divertissant, ce n’est déjà pas si mal !
Et la Grèce est si belle, si secrète et comme le disait si bien Jacques Lacarrière, "le pays où on apprend à ne rien faire".
Actionnaire principal de Petros Markaris (Le Seuil) 22€